Re: The tarot and the tarasque...

#33
SteveM wrote:
MarthaTarasque.jpg
An image of St. Martha and the Tarasque from Milan.
Once ... long ago ... I noted ...
http://tarotforum.net/showthread.php?p= ... ost1999077
Garibald ist the first known duke of Bavaria, other important forces are the Franken (Merowinger) and the Langobarden. Theudelinde (=Teodolinda) is a marriage object, first offered to the Merowinger, but then going to the Longobards, marrying 2 Langobardian kings.
Some parts are of legendary character, so Authari, her first husband, made disguised a journey to the Bavarian to see his new bride with own eyes. Teodolinda recognizes him, but he stays hidden to the others. When he left the country, something very special happens ...

"Als Th. dies erröthend ihrer Kammerfrau erzählt, meint diese, der vermeinte Gesandte könne kein anderer sein als ihr Verlobter.
Mit einem bairischen Ehrengeleite ziehen dann die Langobarden heim, an der bairisch-italienischen Grenze aber hebt sich Authari, so hoch er kann, im Sattel und schleudert seine Streitaxt wuchtig in einen Baum, indem er ausruft: Solche Hiebe führt Authari! Da erkennen auch die bairischen Herren, daß er der Langobardenkönig selber sei."

.. "he throws an axe in a tree" and so he is recognized as Authari.

This story we do know somehow from the Sforza legend, where also "an axe" (actually more the axe of a farmer) "was thrown" (in oracular meaning) "in a tree" and Muzio Attendolo took up his way to become a famous condottiero.

...

Now Teodolinda married Authari, but Authari didn't live long (1 year later dead). So she married a second Langobard, who became king by her own choice. This was the right one, as he endured some time longer (till 615).
Teodolinda was queen from 590 - 628, 38 years, in peaceful manner and "good for the church".

Another legend tells, that her son was the result of a sexual attack of a monster of the see on Teodolinda, when taking a walk at the beach. As this it became part of hero legends.

"Theodelindens Name ward auch willkürlich mit einer grotesken Sage verknüpft, die auf dem Boden merovingischer Ueberlieferungen erwachsen ist: am Strande wandelnd, wird die Königin von einem Meerungethüm überfallen und bezwungen; der Sohn, den sie später zur Welt bringt, trägt die Spuren seiner unmenschlichen Abkunft. Die uralte Sage ist überliefert in Boccaccio´s Decamerone III, 2, in dem Gedichte „Das Meerwunder“ im Heldenbuche Caspar´s von der Roen, sowie in einem Meisterliede und einem Spruchgedichte des Hans Sachs."

I checked the Decamerone, but it is not a sea monster story.
Looking at your picture, I see a man with an axe, the sea monster in manner of Milanese heraldic, and a S. Martha, which possibly is Theodelinda.

Possibly a new interpretation from the Sforza side? The Von der Roen text was written 1472, that's close to the Sforza "La Sfera" (1470), which showed the Sforza axe scene.

Interestingly it's said in the description of the "Dresdner Heldenbuch" ...
http://digital.slub-dresden.de/werkansicht/dlf/9933/13/
... , that each of the 11 stories has a picture, but not the picture of the story of the "Meerwunder". Possibly your picture once was copied from the missing picture?

Where did you get it from?
Huck
http://trionfi.com

Re: The tarot and the tarasque...

#35
I noticed that on the second website you linked to, the primary language isn't French. I assume it is Provencale. If so, you in Provence might be the right person to consult on a subject I once speculated about, whether the word "taraux" that appears in 1505 Avignon might have been the French spelling of a Provencale word that was spoken orally to the notary who wrote it down, namely, the similar sounding "tarou" or "tarous", which in Provencale also meant "defective, crazy", corresponding to "taré" in French and "taroch" in the Italian of Piedmont (part of the same state as Provencale-speaking Savoy), all from the Arabic "tarakh", ultimately the Greek "tarachos", meaning "agitated, perturbed".

I wrote about this at viewtopic.php?f=11&t=1074&hilit=provenc ... =30#p16505 (see discussion of Depaulis) and viewtopic.php?f=11&t=1074&hilit=provenc ... =30#p16507
and viewtopic.php?f=11&t=1074&hilit=provenc ... =40#p16516

Re: The tarot and the tarasque...

#36
Hi Mikeh

The French substantif Tarasque comes probably from the old Provencal "tarasca".
It may also come from the old Spanish "tarasco".
The substantif is build on a Ligurian racin : TAR to which was joined a terminal suffixe - ASQ.


Tarasque substantif
Empr. à l'a. prov.tarasca « id. », 1369 (Pansier) du n. de la ville de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône où l'on promène sa représentation par un mannequin au cours d'une procession.
(Nom commun) De l’espagnol tarasco, d’origine incertaine.

Etymologie :
C'est Tarouscon, attestée iie siècle, dans Strabon. Il dérive ensuite en Tarascone (ive siècle). Les toponymistes lui donnent une racine pré-indo-européenne *tar, signifiant pierre ou rocher, qui se retrouve dans la Tarentaise auquel a été adjoint le suffixe -ant-asc-on5. Le nom de la Tarasque proviendrait donc de la même racine ligure avec l'adjonction du seul suffixe -asc qui se décline en -ascu, -oscu ou -uscu. Parmi les type -ascu, -oscu ou -uscu on peut citer Manosque, Venasque, Artignosc, Branoux, Flayosc, Gréasque, Vilhosc, Chambost, Albiosc, Névache en France et Benasque, Velasco ou Huesca en Espagne;

Re: The tarot and the tarasque...

#38
mikeh wrote:Interesting. So there isn't much difference, etymologically, between -as, -os, and -ous (Provencale). I wonder if the same is true without the "s", i.e. -a, -o, -ou (Provencale).
1. Well, the adjonction of a final X in place of an S is not unlikely.

2.The suffixe ASC added to the Ligurian racin TAR can be declined from TAR- ASC as :
TAR - ASCU
TAR - OSCU
TAR - USCU

Réf : "Le nom de la Tarasque proviendrait donc de la même racine ligure avec l'adjonction du seul suffixe -asc qui se décline en -ascu, -oscu ou -uscu"

3. But my guess is in favor of a reconstituated return to the original etymologie as given by STRABON and PTOLEMEE in their Geographies that King René receives in 1457 and 1459 from his venetian friend Jacopo Antonio Marcello - the same who sent as gifts for his wife Isabelle de Lorraine via Jean COSSA, Sénéchal de Provence, either in his Provence castle of Tarascon or in his wife's castle of Saumur in Anjou, the "proto-tarots" in november 1449...

Etymologie : "Tarouscon, attestée IIe siècle, dans Strabon. Il dérive ensuite en Tarascone (IVe siècle)."
So if I'm right

TAR - OUSCU

Why?
Because King René is a fervant humanist and receives as gifts in 1457 the Geography of Plolemee and in 1459 the Geography of Strabon.
For sure, he would have had at heart to come back to the ancient name of his city.
This could then give : Tar - ous = Tarous / Taraus / Taraux (attested AVIGNON 1505)

"De situ orbis conservé à la bibliothèque d'Albi (Ms. 77) est un manuscrit enluminé de la Géographie de Strabon, d'origine italienne, daté de 1459.
Traduit du grec ancien en latin par Guarino de Vérone sur commande du général vénitien Jacopo Antonio Marcello, ce texte de Strabon a été offert à René d'Anjou, comme cadeau diplomatique le 13 septembre 1459. Il fait partie d'un ensemble de livres envoyés par le militaire italien au prince français, tous deux bibliophiles et passionnés de culture antique.

Guarino de Vérone (1370-1460), un humaniste italien installé alors à Ferrare, réalise, à la demande du pape Nicolas V, la traduction de la Géographie de l'auteur grec antique Strabon en latin. C'est ce qu'indique la dédicace du présent manuscrit. En réalité, le pape fait appel conjointement à un autre traducteur, le romain Gregorio Tifernate qui doit travailler sur la seconde partie de l'ouvrage. Cependant, la mort du pape en 1455 interrompt leurs travaux. Le militaire et sénateur vénitien Jacopo Antonio Marcello (1399-1464) commande au seul Guarino l'achèvement de cette traduction. Ce dernier traduit alors la totalité de l'ouvrage, y compris la partie auparavant dévolue à Tifernate.
Marcello reçoit son manuscrit parachevé le 13 juillet 1458.
Marcello fait faire aussitôt deux copies dont l'une de prestige de ce texte, qui constitue le manuscrit d'Albi, entre 1458 et 1459. Une fois la copie achevée et enluminée, elle est offerte à René d'Anjou, roi de Naples comme l'atteste la dédicace datée du 13 septembre 1459

Le manuscrit d'Albi appartient à un ensemble de livres précieux échangés entre le général vénitien et le prince français. La République de Venise, dont le général est l'un des représentants, a en effet soutenu un temps les prétentions de René d'Anjou à la tête du royaume de Naples. René d'Anjou s'est battu contre Alphonse V d'Aragon pour conquérir le royaume napolitain, la dernière reine Jeanne II de Naples, sans enfant, ayant désigné, l'un après l'autre, les deux princes à sa succession par testament. René d'Anjou combat entre 1438 et 1442 le roi d'Aragon en Italie mais sans succès. En remerciement de son soutien, Marcello est admis au sein de l'ordre de chevalerie du Croissant, créé par René en 1448, en même temps que Francesco Sforza, qui a lui aussi soutenu le prince français. Dès cette période, le général vénitien fait parvenir des ouvrages à René d'Anjou et à sa femme Isabelle de Lorraine. Une véritable amitié intellectuelle se crée ainsi, fondée sur un même goût pour les livres et les auteurs antiques. Une dizaine d'envois d'ouvrages sont recensés au total, tous identifiés grâce à la dédicace présente au début des manuscrits.
Par un retournement d'alliance, Venise se retrouve finalement allié à Alphonse V d'Aragon, le concurrent et vainqueur de René à Naples, contre les Sforza, arrivés au pouvoir à Milan en 1450. Marcello souhaite maintenir l'alliance avec les Français et conserver de bonnes relations avec René d'Anjou. Il lui fait alors parvenir, en 1453, une Passion de saint Maurice et de ses compagnons, saint protecteur de l'ordre du Croissant, dont une partie des miniatures est déjà attribuée à Giovanni Bellini ou à son père Jacopoms . Le militaire vénitien, devenu gouverneur de Padoue peu après, adresse au prince angevin le 1er mars 1457 un autre ouvrage enluminé : une traduction en latin de la Géographie (Cosmographia) de Claude Ptolémée , accompagnée d'une mappemonde, d'une sphère, ainsi que de descriptions et cartes de la Terre sainte. Cet ouvrage est produit par un copiste et un enlumineur de la ville. De situ orbis semble être le dernier manuscrit de cette série d'échanges diplomatiques, interrompue par la mort du fils de Marcello et son départ pour Udine en 1461"

Nota bene : More information on : viewtopic.php?f=11&t=691&start=110#p18099

Re: The tarot and the tarasque...

#39
Giovanni Bellini (Venise, vers 1430 - Venise, 1516)
L’Assemblée du chapitre de l’ordre du Croissant

1453
Tempera sur parchemin; H. : 18,7 cm ; L. : 14 cm
Paris, Bibliothèque de l'Arsenal (BN), Ms 940, fol. CV
© BnF
Image


vers 1453
Un miniaturiste lombard anonyme
Jacopo Bellini ou Giovanni Bellini (attribué à)
Saint Maurice, miniature extraite de la Passion de saint Maurice et de ses compagnons de Jacopo Antonio Marcello
Image


Guarino de Vérone remet sa traduction de Strabon à Jacopo Antonio Marcello
1459
Détrempe sur parchemin; H. : 37 cm ; L. : 25 cm
Albi, Médiathèque municipale Pierre - Amalric, RES.MS 77 : folio 3v°
© Médiathèque et bibliothèques municipales, Albi"
Image


Giovanni Bellini (Venise, vers 1430 - Venise, 1516)
Jacopo Antonio Marcello remet le manuscrit à René d’Anjou

1459
Détrempe sur parchemin; H. : 37 cm ; L. : 25 cm
Albi, Médiathèque municipale Pierre - Amalric, RES.MS 77 : folio 4
© Médiathèque et bibliothèques municipales, Albi"
Image




Andrea Mantegna et Giovanni Bellini

"En 1453, Mantegna épouse Nicolosia, la soeur de Giovanni Bellini, et noue ainsi des rapports étroits avec le plus grand atelier de peinture à Venise, que dirige son beau-père Jacopo. Les échanges intenses d’idées entre les deux beaux-frères et le jeu d’influences qui en résulte auront des répercussions fondamentales sur les destinées de la peinture en Italie.

Des personnages qui composent le Polyptyque de saint Luc, entrepris par Mantegna en 1453, c’est la Sainte Justine qui se ressent le plus de la veine tendre de Giovanni Bellini, comme la Vierge et l’Enfant entourés de deux saints que son style incite à placer dans ces mêmes années.

Si Jacopo demeure fidèle dans ses paysages visionnaires au monde du gothique finissant, Giovanni se montre très tôt réceptif à l’art de Donatello, par exemple dans la prédelle relatant des épisodes de la vie de Drusienne. Les miniatures de la Passion de saint Maurice et de la Géographie de Strabon comme la Madone de Pavie trahissent également l’ascendant de Mantegna mais celui-ci sera de courte durée. Dès 1460, avec l’émouvant Christ bénissant qui, par sa matière brillante et son inspiration pathétique, atteste la séduction exercée par les maîtres flamands, notamment Rogier van der Weyden, Giovanni est en possession d’un style personnel."

http://mini-site.louvre.fr/mantegna/acc ... n_2_5.html

Tetrakyonon and Tetrapyle

#40
Les 16 Colonnes du Tetrakionon de Palmyre en Syrie avant sa récente destruction : 16 = 4x4

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https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9trakionion

Interesting to sse that the Tetrapyle was also linked with the 4 Evangelists in Byzantium for example : Ephese

"À l'époque byzantine, certains tétrapyles sont réinterprétés comme symbolisant les quatre Évangélistes (comme à Éphèse)."

"Le terme « tétrapyle » provient du latin tetrapylum, par le grec ancien τετράπυλον (tetrápylon) signifiant littéralement « quatre portes », composée du préfixe τετρα- (tetra-), « quatre », et du suffixe -πυλον (-pylon), « porte monumentale ».
En latin, le terme quadrifons est parfois employé, ainsi que celui de janus, par référence au dieu romain Janus."
"Le tétrapyle est un édifice-type de l'Antiquité classique, particulièrement romaine, souvent de forme cubique et comportant une porte sur chacun de ses quatre côtés. Ce concept de quatre portes est la qualité définissant le tétrapyle, avec quatre piliers (ou autres structures analoques) placés dans les coins afin de les délimiter."
https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9trapyle

About Trimphal Arcs and Tetrapyles, there is one in Cavaillon circa Avignon
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_antique_de_Cavaillon

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