Re: Le Tarot arithmologique - la séquence 1+4+7+10 = 22

#341
BOUGEAREL Alain wrote: + Signification of the Number 22 by Origene
The relation between the 22 letters of the Hebrew alphabet and the 22 books of the OT in the Alexandrian canon are also referred to by several other early Church Fathers, e.g, Hilary, Athanasius, Jerome, etc. As well as this there are the commentaries upon the symbolism of the number 22 mentioned in scriptural, pseudo-epigraphic and apocryphic sources, for example Jubilees 2:23 -

There (were) two and twenty heads of mankind from Adam to Jacob, and two and twenty kinds of work were made until the seventh day; this is blessed and holy; and the former also is blessed and holy; and this one serves with that one for sanctification and blessing.*

Jubilees 2: http://www.pseudepigrapha.com/jubilees/2.htm

SteveM

*This fragment of Jubilees 2:1-23 was widely known in the East and West, in Greek and Latin, through quotations of it in for example Epiphanius, Justin Martyr, Origen, Diodorus of Antioch, Isidore of Alexandria, Isidore of Seville, Eutychius, Patriarch of Alexandria, John of Malala, Syncellus, Cedrenus and others.

For example, according to Epiphanius (Greek):

1. (1)Heaven, (2)earth, (3)water, (4)spirits, (5)abysses, (6) darkness, (7) light = 7
2. (8)Firmament. = 1
3. (9) the seas, the rivers, and the fountains and lakes, (10) seed, grains and plants, (11) fruit trees and those without fruit, and (12) forests (or paradise, gardens, the Garden of Eden). = 4
4. (13) the sun, (14) the moon, (15) the stars. = 3
5. (16) the great whales, (17) the fishes and the other creeping things in the waters, (18) the winged birds. = 3
6. (19) wild beasts, (20) cattle, (21) the creeping things of the earth, (22) man, the perfection of the World. = 4

And the latin text of Isidore of Seville, Etymologies, XVI, 26:10

10 ... Cuius numeri causa inde tracta est, eo quod in principio Deus viginti duo opera fecerit. Nam prima die septem opera fecit: id est materiam informem, angelos, lucem, caelos superiores, terram, aquam atque aerem. Secunda die firmamentum solum. Tertia die quattuor: maria, semina, sationes atque plantaria. Quarta die tria: solem, lunam et stellas. Quinta die tria: pisces et reptilia aquarum et volatilia. Sexta die quattuor: bestias, pecudes, reptilia terrae et hominem. Et facta sunt omnia viginti duo genera in diebus sex. Et viginti duae generationes sunt ab Adam usque ad Iacob, ex cuius semine nascitur omnis gens Israel; et viginti duo libri Veteris Testamenti usque ad Hester; et viginti duarum litterarum sunt elementa, quibus constat divinae legis doctrina.

Roughly translated:

10 ...The reason for the measure is because in the beginning God created twenty-two works. For the first day he created seven works, that is, formless matter, angels, the light, the upper heavens, the earth, water and air. The second day, the firmanent alone. The third day, four works: seas, seeds, sown fields and planted. On the fourth day, three works: the sun, the moon and the stars. The fifth day, three works: the fishes, and creeping things of the waters and the birds of the air. On the sixth day, four works: beasts, cattle, the creeping things of the earth and man. There were twenty-two kinds of all things created in six days. And twenty-two generations from Adam to the time of Jacob, from whose seed the nation of Israel was born; as there are the twenty-two books of the Old Testament, as far as Esther; and the twenty-two letters are the elements, of which the doctrines of divine law are composed.
Immature poets imitate; mature poets steal; bad poets deface what they take, and good poets make it into something better, or at least something different.
T. S. Eliot

Re: Le Tarot arithmologique - la séquence 1+4+7+10 = 22

#345
The text is in French, but this is a visual presentation

Le Tarot arithmologique
https://drive.google.com/file/d/0B5Hg6j ... ljUGs/view

PS
Even if you don't speak French, you can understand the visual diagrams ...

Nota
Already translated in English

Tarot and Neo-Pythagoreanism (rewording in the following months)
The numerogical structure of the Tarots
http://www.associazioneletarot.it/page. ... 83&lng=ENG

The arithmological tarot (article in English updated in the following weeks. Cf updates on the French version)
ENGLISH (translated by Michael S HOWARD)
The arithmological sequence of the pentagonal number 22 = 1 + 4 + 7 + 10
http://www.associazioneletarot.it/page.aspx?id=603
FRENCH (updated)
https://docs.google.com/document/d/1Hd2 ... h8bFz0/pub

Review by Michael S HOWARD
In Appreciation of Alain Bougearel's "1+4+7+10=22"
http://tarotarithmologique.blogspot.fr/ ... al-by.html

Gosselin 1582 Le Jeu des chartes pythagoriques

#347
Final rewording of the article : Gosselin Le jeu des chartes pythagorique ...1582
viewtopic.php?f=11&t=1102&p=17459#p17459

The oldest known reference in France to a Pythagorean "lecture" of the ordinary deck.

Franco Cardini had written a review some 25 years ago. But he had only looked at the Essay from an historical point of view and rejected the Pythagorean origin of the ordinary French deck.
Michael Howard has analysed the Essay and concludes to a "Pythagorean framework".
I undernline the conformity of his exposition of the Four Elements with Plato's Timaeus.

Gosselin 1582 Translation in French of M Howard's article

#348
Une analyse explicitement pythagoricienne du jeu de cartes ordInaires fut offerte par Jean Gosselin en 1582, dans un livre dont le titre débute par "La signification de l'ancien jeu des chartes pythagorique..."
(https://play.google.com/books/reader?id ... g=GBS.PT36, pp. 30-31
merci à Alain pour la transcription viewtopic.php?f=11&t=1102&start=160#p17344,
et à Steve Mangan pour traduire viewtopic.php?f=11&t=1102&start=220#p17453 ).


Après avoir présenté les rudiments de la théorie musicale pythagoricienne, Gosselin commence le chapitre en affirmant :
Après avoir expliqué le plus familièrement qu'il nous a été possible, les proportions des nombres, les consonances et Harmonies qui en proviennent: il convient declarer les secrets qui sont cachés en ce jeu des cartes - lequel a été inventé et mis en usage par quelques hommes savants en Philosophie Pythagorique: Attendu que les Pythagoriques affirmaient qu'il y a de très grands secrets de nature cachés sous les nombres; Et aussi, que la plus grande victoire du jeu des cartes consiste au nombre de trente et un, lequel selon ses parties contient une très excellente Harmonie comme nous le démontrons présentement.
....
Ce qui suit est son application du Pythagorisme aux cartes, et en particulier à un jeu nommé le Trente et Un. A ce point, je vais résumer sa présentation en ajoutant, entre parenthèses, quels sont, selon moi, les principes pythagoriciens impliqués.

1. Gosselin observe que chacune des trois figures, dans chaque série des enseignes, a une valeur en points de dix qui est la somme de 1+2+3+4. De plus, les cartes numérales qui sont au nombre de dix dans chacune des quatre séries des Enseignes, avec pas davantage que dix symboles des enseignes peints sur elles, n’excèdent pas dix en points ( Cette relation entre 4 et 10 est celle de la Tetractys Pythagoricienne : 1+2+3+4 = 10)


2. Les quatre enseignes correspondent aux quatre éléments.(Qu’il y ait quatre éléments est un postulat du Pythagorisme et de la plupart des philosophies de l’Antiquité. Mais, en général, les Pythagoriciens étaient à la recherche des rapports et des points communs entre les membres de différents groupes naturels d'un même nombre, corrélés par l'observation. En particulier, ils avaient noté que les ratios du poids des marteaux produisant différentes tonalités avaient les mêmes proportions les uns aux autres que celles de la longueur des cordes produisant des tonalités similaires. Gosselin discute de la longueur des cordes [vibrantes] dans le chapitre précédent; Nicomachus, dans son Manuel d'Harmonique, disait que Pythagoras examina différents marteaux frappant une enclume, une histoire que répète Iamblichus (Life of Pythagoras, trans.Taylor, 1986 reprint, p. 62 sur Google Books) et plusieurs autres auteurs - et même figuré sur le Campanile de Florence (image ci-dessous) 1437 (Christina Joost-Gaugier, Pythagoras and Renaissance Europe: Finding Heaven, 2009, p. 147 er p. 292 notes 10 and 11, citant John Pope-Hennessy, Lucca della Robbia, 1980, p. 33). La théorie musicale pythagoricienne avait pour fondement l’identification de ces ratios. D’autres proposèrent ultérieurement des correspondances reliant ensemble des groupes naturels de quatre ; e.g., Aristote dans De Caelo analyse les quatre éléments et les quatre saisons en fonction des combinaisons communes des quatre qualités : sec, humide, chaud et froid. Les auteurs chrétiens relièrent les quatre éléments aussi en relation avec les tempéraments en correspondance d’avec les quatre animaux dans Ezekiel et Révélation ainsi qu’aux quatre Évangélistes. Cette façon de penser trouve son origine dans le Pythagorisme)
Image

(Image from https://www.bluffton.edu/homepages/facs ... nile3.html)


3. Entre l'enseigne française des Carreaux (carrelages de sol?) et la Terre existe le point commun de supporter des choses pesantes. Entre les Piques et le Feu existe le point commun du caractère pénétrant et d'être chacun le plus pénétrant de son groupe. Les Coeurs (dans nos corps) sont en relation de dépendance d'avec l' Air. Les Trèfles sont en relation de dépendance d'avec beaucoup d' Eau.
(Cette façon de procéder est conforme à la manière pythagoricienne de mettre en évidence des relations. Clairement ce n'est pas la seule façon dont les correspondances pourraient être établies)


4. En ce qui concerne "la plus excellente harmonie" du jeu, Gosselin observe qu'en musique, les séries de diapasons (que nous appellerions octaves) sont composées de notes en parfaites “consonances” l'une avec l'autre. Il y a diapason quand le rapport existant entre deux cordes vibrantes est de 2.1. D'où, une série de quatre diapasons à partir de l'unité : 1+ 2+4+8+16.
(Ceci est une application aux “4” Enseignes de la théorie musicale pythagoricienne - exposée dans le chapitre précédent de son livre).

5. La somme de 1+2+4+8+16 est de 31, soit le plus grand nombre de points possibles au jeu de Trente et Un. (Cette série en fait fut utilisée par Nicomachus comme partie de la méthode de génération des dits nombres “parfaits” : Introduction to Arithmetic, trans. D'Ooge, pp. 210-211. Je remercie Steve Mangan et Alain Bougearel sur Tarot History Forum pour ce point et cette référence). En conséquence, même si le nombre 31 comme somme des quatre premières “consonances” musicales n’appartenait pas à la théorie musicale pythagoricienne présentée par Gosselin dans son chapitre précédent, l’emploi de telles sommes est certainement une technique typiquement pythagoricienne).


6. Pour toutes ces raisons, selon son point de vue, le jeu est propre à illustrer la philosophie pythagoricienne.


Ma conclusion est que Gosselin a en fait, mis, dans un cadre pythagoricien, toutefois de façon arbitraire, les quatre enseignes du jeu français et quelques unes des principales caractéristiques du jeu de Trente et Un, spécifiquement la valeur maximale des points possibles pouvant être gagnés à 31.
Cependant, il n'a pas prouvé que le jeu de cartes ainsi que la façon de jouer aient été conçus en ayant présent à l’esprit des principes pythagoriciens- encore moins quant aux enseignes françaises qui n'apparaissent qu'autour de 1470, bien après la standardisation des 4 suites du jeu de cartes. De plus, d'autres nombres de suites ont vu le jour auparavant mais, mis à part le cas particulier des suites du Tarot, elles n'eurent pas de postérité. Cela provient peut-être du fait que 4 créerait les conditions d'un meilleur jeu que 3 ou 5, sous réserve qu'il y ait 2- 4 joueurs. En outre, le nombre 4 possède une signification en-dehors du Pythagorisme, par exemple les quatre coins d'un jeu de table, ou bien sûr les quatre saisons etc - en dehors de l'arithmologie pythagoricienne. Que les Enseignes françaises du jeu de cartes soient des carreaux, des trèfles, des coeurs et des piques n’est sans doute pas dû aux associations aux quatre éléments ; les relations proposées sont plutôt artificielles. Quand je pense à l ‘ Air par exemple, le “Coeur” n’est pas quelque chose qui me vienne naturellement à l’esprit. Il existe de meilleures explications pour les Enseignes françaises en relation avec les jeux antérieurs - germaniques ou latins.Pour ce qui est du nombre 31, il s’agit simplement du résultat généré par les règles du jeu. Qu’il appartienne à un nombre d’une série pythagoricienne n’est pas surprenant car de nombreux nombres faisaient partie des séries pythagoriciennes. Quant à 10, c’ est un nombre aisé pour faire la somme des points lors d'une partie. Il pourrait bien y avoir d'autres considérations, en fonction des règles de ce jeu spécifique.


(Translation in French by Alain BOUGEAREL of Michael S HOWARD study on http://tarotarithmologique.blogspot.fr/ ... al-by.html )

Re: Le Tarot arithmologique - la séquence 1+4+7+10 = 22

#349
The newly revised version in French of Alain's essay, at

https://drive.google.com/file/d/0B5Hg6j ... dlaDQ/view

has two additions to what has already been presented, both here and on Andrea's site, http://www.associazioneletarot.it/page. ... 03&lng=ITA (in French) and
http://www.associazioneletarot.it/page.aspx?id=603 (in English)

now has two additions, one at the beginning and one at the beginning of the "Conclusion".

Here is the beginning, in French and my attempt at a translation:
A un moment de l’histoire, le nombre des cartes finit par se fixer à 78 soit 56 + 22.

La recherche contemporaine situe ce moment dans le dernier quart du XVè siècle : pour ce faire trois
documents ont été retenus :
- un document littéraire : les poèmes de Boïardo (1487?)
- un jeu : le Sola Busca (1491?)
- une liste des 22 sujets allégoriques : le Sermones de Ludo Cum Allis (ante 1500)

(At one point in history, the number of cards finally settled at 78, being 56 + 22.

Contemporary research situates this time in the last quarter of the fifteenth century, because of three documents that have been preserved:
- a literary document: the poems of Boiardo (1487?)
- a deck: the Sola Busca (1491?)
- a list of 22 allegorical subjects: the Sermones de Ludo cum Allis (before 1500))
Then at the end, after the heading:
Conclusion: signification du Math à l Oméga de la séquence arithmologique

(Conclusion: significance of the Math at the Omega of the arithmological sequence)
Alain has inserted the following long passage:
Dans la pensée scolastique de l’ Eglise, le nombre 22 fait sens.
(Cf : Steve Morgan sur THF viewtopic.php?f=11&t=1102&start=340#p17660 )

Ainsi Origène, un des Pères de l’Eglise, fut d’abord, avant d’être ordonné prêtre, l’élève d’ Ammonios
Saccas, le maître de Plotin - le fondateur du néo-platonisme romain dont l’intégralité des écrits furent
publiés par son disciple Porphyre de Tyr sous le nom d’Ennéades .

Origène, historiquement considéré comme le Père de l’ exégèse biblique, définissait le Nombre 22
en ces termes :
Dans l’ordre des nombres, chaque nombre particulier contient une certaine force et puissance sur les
choses. Le Créateur de l‘Univers a fait usage de cette force et puissance, que ce soit pour la
constitution de l ‘univers lui-même ou pour exprimer la nature de chaque chose telle qu’elle nous
apparaît.Il s’en suit, conformément aux Ecritures, que l’on doit observer et calculer ces aspects qui
appartiennent aux nombres eux-mêmes. Et en vérité, les livres de la Bible elle-même, tels que les
Juifs les ont transmis, sont [au nombre de] vingt-deux, égal au nombre des lettres hébraïques, et
ceci n’est pas sans raison. En effet, vingt-deux lettres [qui] semblent être l’introduction à la sagesse
de Dieu et à la connaissance du monde
(Select in Ps I - PG 12, 1084)
(Cf : A. Quacquarelli, s.v. Numeri, in DPAC, pages 2447-2448)



Les membres de l‘académie néo-platonicienne de Florence (1459-1521) ne pouvaient l’ignorer : qu’il
s’agisse de Marsilio Ficino, de Giovanni Picco della Mirandola, de Giralomo Benivieni ou autres …
(Cf. viewtopic.php?f=11&t=1107&p=17190&hilit ... ola#p17190)


Les 22 allégories picturales et les 21 Atouts + le Math
De nombreuses listes des Atouts considèrent le Math comme ne faisant pas partie des 21 Atouts quitte
à le positionner en position 0 avant le Bagat avec comme progression ordinale:
0 et 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20, 21
D’où un compte à :
0 [le Math]+XXI Atouts

Le Sermones, la liste la plus ancienne des Atouts positionne le Math - en le qualifiant de NULLA sur
une vingt-deuxième ligne après le Monde, et avant le Bagat:
1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20,21 et 0
D’où un compte à : XXI Atouts + NULLA

Les Règles de 1637, les plus anciennes en France, comptabilisent XXII Triomphes
1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20,21 et 22
D’où un compte à:
XXII Triomphes = XXI Atouts + 1 (L’ Excuse)

Ces progressions ordinales ne sont aucunement en contradiction avec la génération arithmologique
du Nombre Pentagone 22 à 1+4+7+10.
Au-delà de savoir s’il y a 21 ou 22 Triomphes, les progressions ordinales sont justes sous réserve de
percevoir les 22 allégories picturales disposées de façon figurée en un cercle comme un Ouroboros.
On peut alors légitimement compter:

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/ ... em_14.jpeg

On peut alors légitimement compter:
- de la 1ère allégorie à la 22ème: le Bagat est le premier Triomphe et le Math est 22ème après
le 21ème, le Monde

ou bien:

- de 0 à la 21ème allégorie : le Math est le 0ème Triomphe, le Bagat est premier et le Monde,
vingt et unième

En résumé :
-le Math est 22ème de position ordinale dans un compte de 1 à 22
ou bien
-le Math est 0ème de position ordinale dans un compte de 0 à 21


(In the scholastic thought of the Church, the number 22 makes sense. (Cf: Steve Morgan, viewtopic.php?f=11&t=1102&start=340#p17660 THF)

Thus Origen, one of the Fathers of the Church, was first, before being ordained a priest, a student of Ammonius Saccas, the teacher of Plotinus - the founder of Roman Neoplatonism, whose writings in their entirety were published by his disciple Porphyry of Tyre under the name of Enneads.
Origen, historically regarded as the Father of Biblical exegesis, defined the Number 22 in these terms:

In the order of the numbers, each individual number contains some strength and power over things. The Creator of the Universe has made use of this power and strength, either for the constitution of the universe itself or to express the nature of each thing as it appears. It follows, according to the Scriptures, that we must observe and calculate these aspects which belong to the numbers themselves. And in truth, the books of the Bible itself, such as the Jews have transmitted them, are [in number] twenty-two, equal to the number of Hebrew letters, and this is not without reason. Indeed, twenty-two letters [that] seem to be the introduction to God's wisdom and the knowledge of the world.
(Select in Ps I - PG 12, 1084)
(Cf : A. Quacquarelli, s.v. Numeri, in DPAC, pages 2447-2448)



The members of the Neoplatonic academy in Florence (1459-1521) could not ignore it, whether Marsilio Ficino, Giovanni Pico della Mirandola, Giralomo Benivieni or others ...
(See: viewtopic.php?f=11&t=1107&p=17190&hilit ... ola#p17190)


The 22 pictorial allegories and the 21 tarots + the Math:

Many lists of tarots consider the Math not to be part of the 21 tarots, even if positioning it in the 0 position before the Bagat, with an ordinal progression of:
0 and 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20, 21
Hence a count of:
0 [Math] + XXI Tarots

The Sermones, the oldest list of tarots, positions the Math - while calling it NULLA -on the twenty-second line, after the World and before the Bagat:

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11,1 2, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21 and 0
Hence a count of:
XXI Tarots + NULLA

The 1637 Rules, the oldest in France, count XXII Triumphs:
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11,1 2, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21 and 22
Hence a count of:
XXII Triumphs = XXI tarots + 1 (The Excuse)

These ordinal progressions in no way conflict with the arithmological generation of the Pentagonal Number 22 of 1 + 4 + 7 + 10.
Beyond knowing whether there are 21 or 22 Triumphs, the ordinal progressions are justly subject to perceiving the 22 pictorial allegories as arranged in a circle depicting an Ouroboros.



One can legitimately count:
- from the 1st Allegory to the 22nd: the Bagat is the first Triumph and the Math is the 22nd, after the 21st, the World

or indeed:

- from 0 to the 21st allegory: the Math is the 0th Triumph; the Bagat is the first, and the World, twenty-first.

In summary:
- the Math is the 22nd in ordinal position in a count of 1 to 22
or
- the Math is 0th in ordinal position in a count from 0-21.
Please let me know if there are better translations of individual bits here.

I think the part added to the conclusion is helpful and well presented. I have problems with his addition to the beginning, however. It seems to me not the state of current research that the point in time when the tarot stabilized at 22 was the last quarter of the 15th century. That is merely some people's conjecture, based on not much. The Boiardo poem could have been written any time between around 1460 and his death in 1494. SteveM has recently argued on THF that its style is that of his early period. A date of 1487 is pure conjecture, for the one poem of interest. And whenever it was written, it only indicates that 22 was standard by then, not that it happened just then. As for the Sola-Busca, while it seems to be accepted by most that the Sola-Busca, which has 22 triumphs from 0 to 21, was done around 1491, that again only tells us that it was 22 by then. The same is true for the Sermones. Also, Franco has just in the last month or so put out a note arguing that even if it was not 22 at the beginning, it most likely stabilized sooner than is usually thought, by 1450 or a few years after. And it is still quite reasonably possible that the tarot was 22 from the start, even if I personally think that less likely than that there was a series of stages. There is also the famous "15 to 20 year lag" that Andrea tells us we can expect for changes in fashion to get reflected in documents, although it may happen much sooner or take even longer. So it serves nothing to put in such a claim as Alain does at the beginning of his essay, quite incidental to what he has to say.

Re: Le Tarot arithmologique - la séquence 1+4+7+10 = 22

#350
Hi Mikeh

First of all, thanks for your translation of my additions.

About the datations, I had posted a "call" for contributions or corrections on :
viewtopic.php?f=11&t=1102&start=310#p17574
"We need not only a plausible but a probable datation of the 22 + 56 = 78 cards of the "classical" tarot
Exactly the first use of the 4x14 +22 = 78 structure.


Should be takenin consideration for this 3 documents :
- Boiardo Tarocchi poem 1460 (1487?) 1494
- Sermones de Ludo Cum Allis 1460 (1470?) 1500
- Sola Busca circa 1491

nb
This narrowing of datations is important to offer a correct estimation of the possible arithmological structure of Tarot as :
78 = 22 + 56 (40 +16)
My guess for the whole structure should be : ante 1491"


Huck and Steve had answered.

Huck
viewtopic.php?f=11&t=1102&p=17574&hilit ... ons#p17576

Steve
viewtopic.php?f=11&t=1102&hilit=datatio ... 310#p17578

I've read your circonspection about these datations I offered as not being representatives of current historical research ...
Consensus is not present.
I ve also noted your take about this as well as Franco Cardini's.
I accept the 20 years gap of Andrea. O Neill used to say at least 30!

So may we change the formulation from "the last quarter" to "the second half"?
Or do you think it is not necessary to offer a datation? Maybe better in a note?

PS. Out of topic but of great interest for me

"The Theologumena came to the West from Constantinople in the middle of the 15th century as part of the collection of Bessarion, the Greek prelate turned Roman Catholic Cardinal. After Bessarion's 1469 death, his collection became the nucleus of the Biblioteca Marciana of the Republic of Venice, available for borrowing by qualified citizens. Copies of Bessarion's manuscript found their way to Florence and Naples. The one in Florence reportedly contains marginal notations in the handwriting of the Florentine scholar Poliziano. He is my candidate for the one who introduced Neopythagoreanism into the tarot, probably with with his friend Giovanni Pico della Mirandola. Poliziano and Pico traveled together to the various libraries of Italy in the late 1480s. They both had homoerotic leanings--a tendency quite noticeable in the Sola-Busca deck--and were killed together in Florence in 1494, by arsenic poisoning. "

The Theologumena then came to Paris and was printed there in 1547

http://neopythagoreanisminthetrot.blogspot.fr/

So this points to 1468 or after his death 1469 and before 1494 ... :
En 1468, il lègue sa bibliothèque, comportant 746 manuscrits (entre autres un manuscrit de la Bibliothèque de Photius), à la république de Venise. Il formeront avec 313 autres manuscrits ajoutés à sa mort le fond de la Biblioteca Marciana.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilius_Bessarion


In the Apparition to Zacharias 1486 FLORENCE detail, 3 figures are identified by experts.
I personally have adoubt about thethird one : Gentile de Becci who could also be : Demetrios CHALCONDYLE, the succesor of the Byzantin Scholar Jean Argyropoulos at the Medecis.

The first two :
Ange Politien est représenté à gauche dans le groupe des humanistes qui figurent dans la fresque de Domenico Ghirlandajo « Apparition de l'ange à St Zacharie » peinte en 1486 dans l'église Santa Maria Novella à Florence. Il est aux côtés de Cristoforo Landino, Marsile Ficin et Gentile de Becci
Image

https://commons.wikimedia.org/wiki/Cate ... uselang=fr

Cristoforo Landino
Entre janvier et juin 1446, il participa à une ambassade auprès de la curie pontificale à Rome à titre d'apprenti dans les services de la chancellerie florentine.
Dans les années 1450, il s'intégra au cercle de lettrés constitué autour de Cosme de Médicis : en 1456, Marsile Ficin soumettait ses Institutiones ad Platonicam disciplinam (œuvre perdue) à son jugement et à celui de Cosme. À cette date il était déjà lecteur de grammaire au Studio, et en 1456, il devint l'un des assistants du vieux Poggio Bracciolini, qui était chancelier de Florence. Le 18 janvier 1458, il fut nommé professeur de rhétorique et de poésie au Studio, grâce à l'appui décisif des Médicis, ... il innova en 1466 en faisant cours sur le Canzoniere de Pétrarque. Landino fut un promoteur de la littérature en langue italienne. À partir de la fin des années 1460, il commenta également la Divine Comédie de Dante.
...
C'est entre 1472 et 1474 qu'il composa son dialogue philosophique en latin intitulé les Disputationes Camaldulenses, des entretiens supposés se dérouler dans le monastère de Camaldoli entre les frères Médicis (Laurent et Julien) et plusieurs des humanistes de leur entourage (Ficin, Acciaiuoli, Landino lui-même) sur les thèmes platoniciens de la vie contemplative et du souverain bien, et sur une interprétation allégorique de l'Énéide. Vers la même époque, il composa aussi un dialogue De anima, consacré à la conception platonicienne de l'âme, et dont le principal interlocuteur est son maître Carlo Marsuppini


The third one
Experts give : Gentile de Becci
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentile_de_Becci
But a discussion is opened on the same Wikipedia about this attribution.It who could also be : Demetrios CHALCONDYLE, the succesor of the Byzantin Scholar Jean Argyropoulos at the Medecis
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9m% ... halcondyle
Il est né à Athènes en août 1423. En 1447, il émigre en Italie où le cardinal Bessarion le prend sous sa protection. En 1463, il devient professeur à Padoue. En 1479, il est appelé à Florence par Laurent de Médicis1 pour y reprendre le poste laissé vacant par Jean Argyropoulos. En compagnie de Marsile Ficin, Ange Politien et Théodore de Gaza il contribue à la renaissance des lettres grecques en Europe occidentale. Pendant son séjour à Florence, il a parmi ses nombreux élèves le philosophe et théologien allemand Johannes Reuchlin, l'érudite Alessandra Scala....
En 1492, il revient à Milan où il meurt le 9 janvier 1511.


And so many others...



If we take the Academia of Florence, we get 10 years before 1469 , with 1459.
https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9op ... ic%C3%A9en

Possible influence of the diffusion of the ideas of the Academia of Florence ... Here we find a friend of the Academia, Jérome Benivieni https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r% ... _Benivieni, close to Pico and Poliziano
viewtopic.php?f=11&t=1107&p=17190&hilit ... ola#p17190


Another interesting link with many informations : Castigione specifically his long lasting "relation" (until death) with Isabelle d'Este and also the description of the Court's games at the Court of Urbino conducted by Emilia PIA.
http://autourdelombreduconnetable.com/b ... ur-durbin/


Connection Boiardo / Viti as well as the Urban court via Emilia PIA.
(Young Pietro Bembo is already there debating with Emila PIA. He'll have as teacher in 1492 the long living Byzantin Constantin Lascaris (1434-1501), the preceptor of Francisco Sforza in Milan and close to Bessarion )

Rappel : Constantin Lascaris
https://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Lascaris


The "overlooked" figure of Emilia PIA - she first appears in an still obscur for me connection with Boiardo and VIti : Huck had found the information but I ve lost the link and she appears after close to Isabelle d'Este and becomes the confident of the Lady of Urbino.
viewtopic.php?f=11&t=1102&hilit=emilia+ ... 270#p17505

Timoteo VITI
viewtopic.php?f=11&t=1102&p=17504&hilit ... ens#p17504
He come back from Bolona to the Urban Cour t in 1495 and would have been the master of Raphael.
Raphael's later School of Athens ...
https://en.wikipedia.org/wiki/The_School_of_Athens

Who is online

Users browsing this forum: No registered users and 15 guests

cron